INFO_BLOG
Brève publiée le 01/02/2010 Rencontre avec l'Addition Théâtre A l'occasion de ses dernières répétitions avant la création de Nature morte dans un fossé, l'équipe de l'Addition Théâtre invite le public à une rencontre, le jeudi 11 février à 18h30 au Théâtre. Cette brève est liée au spectacle Nature morte dans un fossé
Entrée libre.
|
Brève publiée le 17/12/2009 Les Ateliers de la colline Gros plan sur une structure singulière qui présente "Tête à claques" au Théâtre en février. Cette brève est liée au spectacle Tête à claques
Les Ateliers de la Colline sont nés d’un projet de créations artistiques, mené dès 1975 par une équipe d’artistes du Théâtre de la Communauté de Seraing en Belgique, pour les enfants et les adolescents des quartiers populaires du bassin industriel, avec l’objectif qu’ils y créent leurs propres images : peintures, constructions spatiales et récits scénarisés joués sur scène lors de représentations publiques.
Trois ans plus tard, Les Ateliers de la Colline crée leur propre spectacle : Petite Chose, un point de vue artistique d’adultes sur les réalités auxquelles sont confrontés ces enfants.
La compagnie, fondée en 1982, travaille depuis sur deux axes qui coexistent et se répondent : les créations des enfants et les créations des adultes professionnels, autour d’une proposition artistique qui est de « faire exister sur scène cette réalité souvent tue ou ignorée ». Pour que les enfants soient des spectateurs actifs et critiques, les Ateliers de la Colline les invitent régulièrement à suivre le travail des artistes professionnels en répétitions et lors de représentations témoins. Les enfants peuvent ainsi comparer leurs images avec celles des artistes tout en suivant les étapes et en observant les multiples aspects du travail de création.
|
Brève publiée le 17/12/2009 Entretien avec Christophe Gravouil Le comédien et co-directeur de l'Addition Théâtre revient sur la création de "Nature morte dans un fossé". Cette brève est liée au spectacle Nature morte dans un fossé
Vous êtes à la fois comédien et co-directeur de l’Addition Théâtre, est-ce que vous participez au choix des textes ?
Oui, on peut même dire que ce texte-là c’est moi qui l’ai proposé. Je lis énormément de théâtre et énormément de polars et quand je suis tombé sur Nature morte dans un fossé, j’ai trouvé que c’était une écriture étonnante, que ça devait être intéressant à jouer.
J’espère que le public aura autant de plaisir à voir et à entendre ce texte que j’en ai eu à le lire.
Quel personnage jouez-vous dans la pièce ?
Un dealer excentrique qui ne s’intéresse qu’à l’argent. Il n’y a rien d’autre dans sa vie : pas de baraque, pas de petite amie. C’est quelqu’un qui a des désirs assez simples. Pour jouer ce personnage, je ne prémédite pas, je n’ai pas le temps. Tout est dans le texte. Je fais tout sur le moment, sur le plateau, pendant les répétitions. Le théâtre, c’est le lieu du présent.
La pièce est construite comme une série de longs monologues. Comment s’installe le jeu entre les personnages ? Comment entrent-ils en interaction les uns avec les autres ?
Chaque personnage ne donne que son point de vue. C’est ça qui est très intéressant. Il n’y a pas de « réalité du plateau », pas de vérité. Beaucoup d’entre eux mentent. Il n’y a pas de liens entre les personnages.
Alors, on a fait en sorte que le contexte soit présent sur le plateau. Dans cette histoire, tout se passe entre la nuit et le jour. Tous les personnages interpellés par l’enquête sont allés faire la fête… même les parents de la morte. La nuit tous les chats sont gris… C’est justement quelque chose d’assez étonnant chez Paravidino, il n’y a pas d’interactions entre les personnages…
Je me souviens d’un film de lui et d’une scène qui m’a marquée : on voit une personne au téléphone, mais on ne voit jamais l’autre et ça n’est pas sur celle qui parle qu’est fixée la caméra, mais sur la réaction de celle qui l’écoute… Dans Nature Morte dans un fossé, s’il y a une « interaction », c’est plutôt entre celui qui raconte l’histoire et le public.
Ca signifie quoi être dramaturge ?
J’épaule le metteur en scène, je décortique certaines choses. Là, par exemple, j’ai travaillé pas mal sur le polar et sur les points communs entre différents types de polars. J’ai une position particulière, dans le fait notamment que j’interviens directement auprès du metteur en scène : je lui fais part de ce qu’on ressent sur le plateau, que lui ne voit pas forcément.
On fait beaucoup ce travail d’aller-retour qui est quelque chose d’assez spécifique à l’Addition théâtre.
|
© 2009-2010 / Auxerre - Le Théâtre / 54, rue Joubert - 89000 AUXERRE |